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En quête de reconnaissance

Publié le  03/11/2016

A l’invitation de Dominique MEYER, directeur régional adjoint de Pôle emploi Alsace. Une conférence présentée par Christèle PIERRE, Chargée de mission à Fact (Franche-Comté amélioration des conditions de travail, Aract Franche-Comté)

Sommes-nous d’éternels enfants en quête de compliments ? Dans le cadre du travail, une bonne partie des salariés trouvent qu’ils n’ont pas la reconnaissance méritée par leurs managers.

D’après une enquête BPI, la « reconnaissance au travail » est la première priorité dans les attentes pour 59% des salariés français ; et d’après un sondage Ipsos, le « manque de reconnaissance » est le premier facteur de démotivation des Français au travail.

Seulement, nombreux sont les dirigeants de PME, les DRH ou encore les managers à se sentir démunis face à la question de la reconnaissance au travail, de peur d’engager une réponse à caractère financier.

Y’aurait-il un malentendu entre collaborateurs et managers sur la question de la reconnaissance attendue ?

Dans la course quotidienne aux objectifs, les managers n’ont pas toujours conscience des attentes de leurs équipes en terme de reconnaissance, ni de leur manière de communiquer avec ces dernières.
L’empathie s’avère être une clé pour sentir les attentes et les comprendre, le manager à l’écoute décèlera plus facilement les frustrations de ses collaborateurs.

Une source de malentendus réside dans les « croyances erronées » du manager au sujet de la nature et de quantité des signes de reconnaissances.
Pour un bon nombre de managers, la reconnaissance du travail fourni passe forcément par une rétribution financière.
Or, quelle reconnaissance compte pour les salariés ? Est-ce forcément une augmentation ?
Les salariés attendent surtout un « signe » de leur supérieur, qu’il soit financier ou non.

Certains managers voulant donner des signes de rétribution non financiers l’ont bien compris et utilisent « l’écoute active » permettant ainsi à leurs collaborateurs d’exprimer leur demande, ce qui en soi est déjà un signe de reconnaissance : libre à eux de poser les limites si nécessaire.

Des « idées fausses » freinent les managers sur leur élan de reconnaissance. Ils ont peur que leurs collaborateurs se reposent sur leurs lauriers, ils ont aussi peur de perdre leur posture de chef s’ils s’aventurent à reconnaître le talent de leurs collaborateurs.

Or, la reconnaissance est un levier fort de l’engagement au travail. Et, a contrario, la faible récompense des efforts, le déni des difficultés, sont autant de causes de démobilisation, de mal-être et de contre performance productive…
 

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