Article

Garantie jeunes et garantie pour la jeunesse : quelle différence ?

Deux mesures en direction des jeunes ; l’une est française, l’autre européenne. Toutes deux lancées en 2013, elles sont alors souvent confondues. Leur objectif reste le même, lutter contre le chômage des jeunes (22,8% des 15-24 ans *). Particularités

Publié le  24/11/2014

Deux mesures en direction des jeunes ; l’une est française, l’autre européenne. Toutes deux lancées en 2013, elles sont alors souvent confondues. Leur objectif reste le même, lutter contre le chômage des jeunes (22,8% des 15-24 ans *).

De quoi parle-t-on ?

La garantie pour la jeunesse, européenne, s’intègre au sein d’une « Initiative pour l’emploi des jeunes ». Six milliards d’euros doivent être alloués pour la période 2014 – 2020. L’objectif étant d’aider les régions dont le taux de chômage des jeunes est supérieur à 25 %, à mettre en œuvre des mesures destinées à encourager l’emploi des jeunes. La moitié de ce financement provient du Fonds social européen et l’autre moitié d’une ligne budgétaire consacrée à l’emploi des jeunes.

La garantie jeunes
quant à elle, marque également une réponse aux incitations de l’UE faites aux États membres, consistant à proposer des solutions, particulièrement aux jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en formation. Cette mesure se déploie à un niveau expérimental sur 10 territoires : la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole, la Réunion, la communauté d’agglomération Est ensemble, le Vaucluse, le Lot-et-Garonne, l’Allier associé au Puy-de-Dôme (pour les communes de Cournon-d’Auvergne, Clermont-Ferrand, Thiers et Ambert), le Finistère, l’Eure, l’Aude et les Vosges.

Quelles en sont les particularités ?

La garantie jeunes comporte un accompagnement individuel et collectif par les missions locales, permettant l'accès à une pluralité d'expériences professionnelles et de formations. Le jeune peut bénéficier d'une allocation d’un montant équivalent au revenu de solidarité active (RSA) pendant les périodes sans emploi ni formation. Les engagements respectifs du jeune et de la mission locale font l'objet d'un contrat conclu pour une durée maximale d'un an, renouvelable. De son côté, le jeune s’engage à suivre un accompagnement personnalisé, à rechercher des opportunités d’emploi et à accepter les mises en situation professionnelle, ainsi qu’à déclarer chaque mois ses ressources d’activité. Quant à la mission locale, elle s’engage à accompagner le jeune, à l’aider à résoudre ses difficultés en matière de mobilité, de santé, de logement… avec les partenaires du territoire. 1 600 euros de crédits d'accompagnement par jeune et par an sont attribués à chaque mission locale participant à l'expérimentation. L’Etat préside la commission d’attribution et de suivi de la garantie jeunes. Le conseil général siège dans la commission d’attribution et de suivi aux côtés de l’Etat. Il met ses compétences en matière d’action sociale au service des jeunes et participe à leur repérage. Enfin, les entreprises proposent aux jeunes des mises en situations professionnelles (stages, immersions, contrats de travail) pour leur permettre d’enrichir leur expérience et de développer leurs compétences.

De même, la garantie pour la jeunesse vise à lutter contre le chômage des jeunes en proposant à tous ceux de moins de 25 ans, qu'ils soient inscrits à Pôle emploi ou non, une offre de qualité, dans les 4 mois suivant la fin de leur scolarité ou la perte de leur emploi.
Cette offre doit consister en un emploi, un apprentissage, un stage ou une formation continue et être adaptée aux besoins et à la situation de chacun.


Et Pôle emploi dans tout ça…

Sous l’impulsion de la garantie pour la jeunesse, Pôle emploi renforce son offre de service en direction des jeunes demandeurs d’emploi en s’appuyant sur des retours d’expériences réussies en matière d’accompagnement intensif et de solutions pour les jeunes ; telle la mise en œuvre à Pôle emploi de l’accompagnement spécifique lié à l’Accord National Interprofessionnel pour les jeunes, et des clubs « Ambition » ou encore « Clubs jeunes en ZUS ».
« Nous allons mettre en place des conseillers qui seront des conseillers spécialisés dans l’accompagnement renforcé des jeunes. C'est-à-dire que nous avons la conviction que pour les jeunes, il faut un accompagnement personnalisé, renforcé. Il faut leur présenter par exemple des métiers auxquels ils ne pensent pas, leur remettre de l'information. Et notre ambition, c’est de monter rapidement ce dispositif pour leur apporter un meilleur service », explique Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi.

* Source : Insee, enquête Emploi, 1er semestre 2014

Ailleurs sur le site

CHIFFRE-CLÉ

71%

Des entreprises satisfaites concernant la pertinence des candidats présélectionnés par Pôle emploi. Mesure de la qualité du service rendu aux entreprises sur le volet recrutement au niveau national

L’état de l’emploi dans votre ville

Retrouvez les chiffres du marché du travail dans votre commune de plus de 5000 habitants.

Ensemble pour l'emploi

Retrouvez tous les chiffres permettant d'évaluer l'efficacité de notre action auprès des demandeurs d'emploi et des entreprises.