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Les deux pieds dans le numérique

Publié le  29/12/2015

91% des français ont une image positive du travail. Ils sont très majoritairement confiants sur l’impact que vont avoir les nouvelles technologies sur leur emploi.

Ils sont même 33% à avoir une vision « très positive » du travail selon un sondage IPSOS (pour la journée du livre de l’économie et Le Monde). Certes, les français restent toujours très critiques sur les conditions de travail, s’avouent souvent stressés (64%) et encore plus souvent fatigués (83%), mais 89% se déclarent intéressés par leur travail et 80% se disent même « épanouis ».
Ces appréciations sont partagées sans distinction entre toutes les catégories d’âge et toutes les affinités politiques. Les notions d’exploitation ou de contrainte sont assez peu associées à l’idée même de travail.
En revanche, l’endroit où ils désirent travailler varie assez nettement en fonction de l’âge. Les moins de 25 ans plébiscitent en priorité les grandes entreprises alors que les plus de 55 ans recherchent l’indépendance.

La révolution numérique au travail

Plus de la majorité des français estiment que l’entreprise où ils travaillent est adaptée au développement d’Internet et des réseaux sociaux (68%), à l’explosion quantitative des données numériques (61%), à la robotisation et l’automatisation des outils de production (60%) et à la mondialisation de l’économie (57%). Un plébiscite.
Les français ne semblent pas inquiétés par le numérique. Pour 73% d’entre eux, le bouleversement provoqué par l’essor des techniques numériques, de l’informatique et d’Internet constitue plutôt une opportunité pour l’économie française. Ils sont même 76% à penser que c’est une opportunité pour leur emploi.
Globalement, les français ont les deux pieds dans le numérique et sont 75% à considérer que cela leur facilite la vie.

Le numérique dès le biberon

A l’occasion du Prix du livre Relations humaines décerné au Dictionnaire des risques psychosociaux (Le Seuil), les psychologues notent des comportements assez différents des jeunes sur ces questions. « Ils n’ont pas de vision très claire du travail mais la transformation digitale ne les intéresse pas trop. Pour eux, ce n’est pas une transformation », explique Odile Marion. « Pour cette génération, le numérique n’est pas un sujet, c’est l’air qu’ils respirent ». Mais les trentenaires semblent quand même peu plus réticents que les autres, souligne
Claude Emmanuel Triomphe d’Astrees, un think tank consacré à la transformation du travail qui vient de réaliser une enquête sur les moins de 30 ans. Selon lui, « ils ont intégré la mobilité comme la norme dans un marché du travail difficile. Pour eux, il n’y a pas de débat CDD/CDI car à 26 ans ils ont déjà eu trois emplois. Le CDD, l’intérim font intégralement partie de leur univers culturel. Mais ils rejettent sévèrement l’emploi jetable ». Leur attachement au travail est très important mais avec du sens et dans une bonne ambiance. « Sans ces deux conditions, ils sont prêts à quitter leur travail du jour au lendemain ».

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