Recrutement via la MRS

65% des candidats recrutés via la MRS se sont reconvertis professionnellement. Pourquoi ? Parce qu’elle permet au recruteur d'élargir sa recherche de candidats en privilégiant désormais les habiletés au CV ! Décryptage.

Publié le  03/12/2015

Mise à jour le 15/12/2017

Description détaillée : 500 000 : le nombre de demandeurs d’emploi recrutés via la MRS

Recruter sur les habiletés : ce qu'il faut retenir

Sortir des critères figés du CV, en faisant abstraction des diplômes, des expériences précédentes…? C'est l'initiative prise par Pôle emploi il y a 20 ans, en créant la Méthode de Recrutement par Simulation, dit plus communément MRS ! Ce dispositif a permis de donner une chance à plus de 500 000 candidats en 20 ans et à d'autres de se réorienter. D'ailleurs, la mobilité professionnelle se constate pour 65% des candidats recrutés !

40 000 : le nombre de recrutements en 2013

Quel est le profil des candidats recrutés ?

Par âge :

  • 36% moins de 26 ans
  • 6% seniors
  • 58% autres

Par sexe :

  • 58% femmes
  • 42% hommes

Par niveau de formation :

  • 47% inférieur au bac
  • 53% supérieur au bac
  • 65% mobilité professionnelle
  • 20% chômeurs de longue durée
  • 11% candidats en zone urbaine sensible
  • 19% bénéficiaires du revenu de solidarité active

Top 5 des secteurs
1. Commerce, vente, grande distribution…
2. Industrie
3. Hôtellerie, restauration…
4. Support à l’entreprise
5. Transport et logistique

Top 10 des métiers
1. Personnel polyvalent en restauration
2. Télé conseil et vente
3. Magasinage et préparation de commande
4. Distribution de documents
5. Conduite d’équipement de production alimentaire
6. Opération manuelle d'assemblage, tri ou emballage
7. Mise en rayon libre-service
8. Ajustement et montage de fabrication
9. Services domestiques
10. Personnel de caisse

30 secteurs sont couverts par la MRS dont 16 dans l'industrie ce qui représente 20% des placements.

La MRS a démarré avec les métiers de l’industrie dont l'aéronautique au regard
d’un constat : les qualifications des futurs salariés n’étaient plus adaptées à la réalité des postes de travail. Par la suite, des secteurs qui connaissaient des difficultés de recrutement, notamment de par leur image, l'ont adopté. Depuis 2010, les demandes se diversifient vers des niveaux d’emploi plus qualifiés, vers des secteurs où le niveau d’emploi semblait incontournable. C’est donc une méthode qui ne cesse d’élargir son champs d’action pour évaluer des habiletés plus insaisissables telles que la manière de négocier, de communiquer, de s’affirmer…