Article

Transition énergétique : quelles opportunités pour l'emploi ?

Les observateurs s’accordent sur le fait que « l’économie verte », qui rassemble de nombreuses activités en lien avec l’environnement, fait l’objet d’une forte dynamique de croissance depuis plusieurs années. Quelles retombées sur l’emploi ? Quelles opportunités pour les demandeurs d’emploi ? État des lieux et perspectives.

Publié le  18/04/2018

Qu’est-ce que l’économie verte ?

La prise de conscience de l'importance de préserver la Terre et ses ressources naturelles bouleverse très fortement les modes de production et de consommation : on parle de transition écologique. Dans cette perspective, les différents acteurs de l’économie verte (associations, entreprises, pouvoirs publics) se donnent pour objectif une amélioration du bien-être tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources (matières premières, eau, etc.).

Les conséquences de la transition écologique sur l'emploi sont déjà importantes, et vont s’accentuer à l'avenir : l'économie verte fait émerger des nouvelles professions et nécessite l'acquisition de nouvelles compétences pour exercer les métiers traditionnels de manière plus écologique.

 

 

 

Que représente l'économie verte en termes d’emploi ?

En 2012, l’Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte (Onemev) chiffrait à 144 000 le nombre d'emplois dans les éco-activités. Mais si on comptabilise également les activités périphériques, l’économie verte représentait alors plus de 4 millions d’emplois. Un chiffre qui devrait rapidement évoluer à la hausse si on se réfère aux nombreux travaux de prospective sur le sujet.

Une majorité s'accorde à dire que plusieurs centaines de milliers d'emploi vont être créés en France dans les années à venir. Alors que l’Ademe évoque jusqu’à 800 000 emplois d'ici à 2050, les projections des organismes spécialisés sont également optimistes : se basant sur les chiffres de l'association « négaWatt », le Centre international de recherches sur l’environnement et de développement (CIRED) a ainsi estimé en 2013 que 630 000 emplois pourraient être créés d’ici à 2030 dans l'économie verte.

 

 

En 2015, l’économie verte concernait 14% des offres d’emploi déposées par les employeurs auprès de Pôle emploi, soit une hausse de 75% par rapport à l’année précédente.

 

Quels métiers sont concernés ?

Contrairement aux idées reçues, les emplois de l'économie verte ne se réduisent pas uniquement aux métiers en lien direct avec la nature. On distingue deux grandes catégories de métiers :

  • Les métiers verts (liés à une éco-activité), qui ont pour objectif de mesurer, prévenir, maîtriser ou corriger les dommages sur l'environnement ;
  • Les métiers "verdissants", dont la finalité n'est pas environnementale mais qui intègrent de nouvelles compétences pour prendre en compte cette dimension. Ces métiers sont présents dans de nombreux secteurs de l'économie où ils contribuent à diminuer les consommations d'énergie et de matières premières, réduire les émissions de gaz à effet de serre, ou encore à minimiser les formes de déchets et de pollution. Exemple : en Île-de-France, 30% des emplois de l'économie verte ne sont pas en lien direct avec une éco-activité.

 

Enfin, l’économie verte est certainement celle qui va voir émerger le plus grand nombre de nouveaux métiers. Parmi ceux qui devraient créer le plus d’emplois[1] : ingénieur en génie climatique, technicien de maintenance éolienne ou encore installateur photovoltaïque.

 

Comment orienter les demandeurs d’emploi vers ces opportunités ?

Le principal enjeu est de bien informer et orienter les demandeurs d’emploi vers des formations qualifiantes pour exercer les métiers à fort potentiel de recrutement. En effet, toutes les formations environnementales ne donnent pas les mêmes chances d’insertion : d’après une enquête menée par le Commissariat général au développement durable (CGEDD), ce sont les domaines de la prévention des pollutions et de l’énergie qui garantissent les meilleures chances de retour à l’emploi après une formation.

Pôle emploi propose des solutions adaptées aux demandeurs d’emploi et aux entreprises pour rapprocher l’offre et la demande d’emploi dans ces métiers en forte demande ou qui connaissent de bonnes perspectives de développement : méthode de recrutement par simulation (MRS), immersions professionnelles pour faire découvrir la réalité des métiers, insertion par l’activité économique (IAE) pour les publics les plus éloignés de l’emploi.

 

[1] ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie)
 

À lire également

Les emplois verts ont le vent en poupe

Plus d'actualités

Article

La Bonne Alternance

Les candidats à l’apprentissage peuvent trouver grâce à « La Bonne Alternance », un service disponible sur l'Emploi Store, les entreprises qui recrutent régulièrement en apprentissage et en contrat de professionnalisation.

Article

« Nous devons continuer à évoluer en demeurant [...]

Elsa Raymond, la correspondante Informatiques et Libertés de Pôle emploi, revient sur les obligations que le Règlement Général européen pour la Protection des Données (RGPD) impose à notre établissement à partir du 25 mai 2018.

Article

On est là pour vous !

Pôle emploi lance «On est là pour vous !», sa série de vidéos YouTube dans laquelle des conseillers répondront aux principales questions posées en agence par les demandeurs d’emploi et les entreprises.

Ailleurs sur le site

CHIFFRE-CLÉ

71%

Des entreprises satisfaites concernant la pertinence des candidats présélectionnés par Pôle emploi. Mesure de la qualité du service rendu aux entreprises sur le volet recrutement au niveau national

L’état de l’emploi dans votre ville

Retrouvez les chiffres du marché du travail dans votre commune de plus de 5000 habitants.

Ensemble pour l'emploi

Retrouvez tous les chiffres permettant d'évaluer l'efficacité de notre action auprès des demandeurs d'emploi et des entreprises.