Article

Trois questions au Colonel Thierry Gouaichault, chef du bureau recrutement de l’armée de l’air

Publié le  22/05/2015

L’armée de l’air recrute plus de 2 000 jeunes chaque année dans plus de 50 métiers différents. Quelle est l’expérience requise ? Quelles sont les formations ? Colonel Thierry  Gouaichault, chef du bureau recrutement de l’armée de l’air nous répond !

1/ Combien de personnes recrute l’armée de l’air chaque année et sur quels postes ? Faut-il être diplômé ?  Expérimenté ?...

« L’armée de l’air recrute plus de 2 000 jeunes chaque année dans plus de 50 métiers différents. Pour illustrer la diversité de nos métiers, il est possible de citer ceux pour lesquels nos besoins sont plus particulièrement importants : mécanicien aéronautique, contrôleur aérien, technicien des systèmes d’information et de communication (SIC) et télécommunications, informaticien, spécialiste du renseignement, équipier dans la protection-défense ou encore navigateur/officier systèmes d’armes (NOSA) pour ce qui concerne le personnel navigant. Cette liste est loin d’être exhaustive… Nous recrutons du niveau 3e à bac+5, à tous niveaux de responsabilité, avec ou sans expérience professionnelle préalable puisque nous avons, en effet, la particularité de former nos futurs aviateurs et aviatrices, non seulement militairement mais aussi professionnellement. La majeure partie de nos spécialités sont accessibles avec un niveau Bac, y compris celle de pilote. Selon leur parcours, leur niveau scolaire, leurs aspirations et les besoins de l’armée de l’air, les candidats qui souhaitent nous rejoindre peuvent intégrer le corps des militaires techniciens de l’air (équipiers), des sous-officiers (techniciens, spécialistes) ou des officiers (cadres). »

2/ On voit beaucoup de campagnes pour vos recrutements (Site dédié, campagnes TV…)… est-ce lié à des recrutements en nombre, des difficultés de recrutement…?

« Nous nous devons de maintenir le niveau opérationnel de l’armée de l’air et de préparer l’armée de l’air des prochaines décennies. Pour atteindre cet objectif, le recrutement de nouveaux jeunes aviateurs est indispensable car la jeunesse de notre armée est l’une des conditions de son efficacité. Ainsi, la moyenne d’âge de nos militaires est de 32 ans ; une partie d’entre eux font « leurs armes » dans nos unités, avant de poursuivre une carrière dans le civil en faisant valoir leur première expérience professionnelle (la durée moyenne des services est de 10 à 15 ans).
Sur le plan RH, cette particularité se traduit par un volume de recrutement constant et relativement important. Nous n’avons pas de réelles difficultés à réaliser nos objectifs. En revanche, nous devons déployer plus d’efforts pour les atteindre dans certaines de nos filières, notamment parce que la concurrence avec le secteur civil est conjoncturellement plus forte (comme pour les métiers de la mécanique aéronautique par exemple, ou ceux des télécommunications ou de l’informatique).

Nous devons aussi veiller en permanence à ce que notre sélectivité reste au meilleur niveau. Pour nous, cette sélection ne repose pas d’abord sur un niveau académique mais, avant tout, sur un état d’esprit : volonté d’apprendre, capacité à s’adapter et à travailler en équipe, sens du service. Quand la signature de notre campagne affiche « Toute une armée croit en vous. », ce ne sont pas de vains mots pour nous. »

3/ L’armée garantit des formations pour les jeunes recrues. Comment êtes-vous organisés (centre de formation ?) ? Quelles sont les formations que vous proposez ?

« Outre la formation militaire initiale que nous dispensons à toutes nos recrues, rassemblées en « promotions » pour effectuer leurs « classes », nous assurons une formation professionnelle rémunérée. Celle-ci est délivrée soit directement en unité, soit, à quelques exceptions près (comme, par exemple, la formation de nos météorologistes), dans des centres d’instruction de l’armée de l’air ou de la défense. La durée des formations varie en fonction des métiers (de quelques semaines à plusieurs années dans le cas des pilotes et navigateurs), et est adaptée aux besoins du poste occupé en première affectation. Des stages de formation continue permettent ensuite de progresser en niveau de responsabilité, de s’adapter à de nouvelles fonctions ou de travailler sur de nouveaux matériels.

Autre particularité : nos jeunes aviateurs bénéficient d’un suivi individualisé sous la forme d’un parrainage pendant les premiers mois de leur arrivée en unité, afin d’accompagner leur adaptation au milieu militaire et à leur environnement professionnel. C’est une forme d’encadrement un peu « à l’ancienne », mais qui a fait ses preuves ! Le parrainage est une manière de valoriser l’expérience des plus anciens et, pour les plus jeunes, d’apprendre le métier autrement (les « ficelles » du métier).

Pour être tout-à-fait complet, il faut aussi évoquer les écoles de l’armée de l’air qui délivrent un enseignement académique. L’École d’enseignement technique de l’armée de l’air (EETAA) accueille chaque année plusieurs promotions d’élèves pour préparer un CAP aéronautique ou un baccalauréat (général S-SI, technologique STI2D ou professionnel aéronautique), en vue d’intégrer ensuite une unité de l’armée de l’air comme militaire du rang ou comme sous-officier. Du côté des officiers, l’École de l’air permet à ses élèves d’acquérir les compétences de combattant et chef militaire, dirigeant et expert du milieu aéronautique et spatial ; leur formation est validée par un diplôme d’ingénieur, un master ou un mastère spécialisé.

Sans oublier les formations faisant suite à une promotion interne : nos militaires du rang peuvent passer sous-officiers, nos sous-officiers officiers. Les parcours ascensionnels ne sont pas rares dans notre institution – elle les encourage même, dès lors que la personne en ait les capacités et la volonté. »

En savoir + : +d’infos sur le recrutement de l’armée de l’air : air-touteunearmee.fr

Ailleurs sur le site

CHIFFRE-CLÉ

70,7 %

Des entreprises satisfaites concernant la pertinence des candidats présélectionnés par Pôle emploi. Mesure de la qualité du service rendu aux entreprises sur le volet recrutement au niveau national

L’état de l’emploi dans votre ville

Retrouvez les chiffres du marché du travail dans votre commune de plus de 5000 habitants.

Ensemble pour l'emploi

Retrouvez tous les chiffres permettant d'évaluer l'efficacité de notre action auprès des demandeurs d'emploi et des entreprises.