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Les « Intrapreneurs » : kesako ?

01.02.2016

L'intrapreneuriat est né 1979 en Suède, il visait alors à promouvoir l'innovation au sein des structures hiérarchiques. L'émergence et la diffusion de l'innovation dans tous les domaines de l’économie a poussé nombre de grandes entreprises vers de nouvelles orientations stratégiques en matière de management et de culture interne rendant l’intrapreneuriat incontournable.

Une nouvelle énergie au sein de l’entreprise

L’intrapreneur, est un salarié qui à l’intérieur de l’entreprise, met en place, de façon autonome, un projet innovant et économiquement viable.
Cette pratique laisse au salarié la possibilité d’exprimer son potentiel entrepreneurial et permet à l’entreprise d’innover, de développer de nouveaux services, d’identifier les occasions d’affaires et parfois de sortir de l’inertie. Il apporte ainsi une nouvelle énergie au sein des grandes entreprises.
L’entreprise devient, au travers de ses intrapreneurs, plus créative, plus agile et plus efficace dans l’utilisation de ses ressources. C’est souvent l’occasion de mieux répondre aux attentes des publics ou clients de l’entreprise à partir de l’analyse « terrain » du salarié.

Créer et développer de la valeur

L’intrapreneur bénéficie de la puissance d’action d’une grosse structure tout en ayant la marge de manœuvre d’une start-up. Ce mode de fonctionnement permet plus de flexibilité et la réduction des cycles de développement tout en responsabilisant des employés. Il permet donc de créer et de développer de la valeur marchande ou sociétale pour l’entreprise.
Par exemple, le groupe EDF a confié à un intrapreneur une filiale spécialisée dans les énergies renouvelables à EDF ou Renault a permis à un intrapreneur de créer un réseau de garages solidaires. « L’enjeu n’est pas de développer une activité à la marge, mais de participer activement à la transformation de l’entreprise », explique Reynald Chapuis, directeur de l’innovation et de la RSE à Pôle emploi.

Culture d'entreprise et innovation

L’intrapreneuriat ne peut exister sans une culture de l’innovation ouverte et collaborative dans l’entreprise. Certaines sociétés mettent en place des dispositifs pour faire émerger l’intrapreneuriat comme des concours d’idées ou des programmes de relations avec des start-up externes. Cela existe chez Pernod Ricard, la RATP, avec des concours internes d’innovation, et aussi chez Pôle emploi avec la plateforme « Innovaction » qui a déjà permis de faire émerger deux intrapreneurs à l’origine de la création de nouvelles applications qui amélioreront le service rendu aux demandeurs d’emploi : « La bonne boîte » et « La bonne formation». Ces deux applications sont en cours de développement et « La bonne boîte » est actuellement en version « Beta » sur l’Emploi Store.

Focus

La Bonne boîte, nouvelle appli de l’Emploi Store

Ce nouveau service de l’Emploi Store est en cours de développement au sein des régions Ile-de-France, Pays-de-La Loire et Lorraine.

Les personnes à la recherche d’un emploi sont souvent confrontées à la difficulté de cibler les entreprises auxquelles envoyer leur CV, Pôle emploi leur propose de tester ce service qui indique les entreprises qui ont le plus de chance de les embaucher : sur la base d’algorithmes statistiques évolués, « La Bonne Boite » leur restitue une liste d’entreprises ayant une forte probabilité d’embaucher dans les 6 mois à venir.

Mieux qu’un annuaire, « La Bonne boîte » cible pour les internautes uniquement les entreprises n’ayant que des perspectives élevées d’embauche. L’utilisation de ce nouveau service va leur permettre d’être plus efficace dans leurs démarches spontanées, en limitant l’envoi aléatoire de candidature, en limitant les retours négatifs et en augmentant leurs chances de décrocher un entretien d’embauche.


 

 

Pôle emploi, premier soutien