Le projet Ligne à Grande Vitesse : Pôle emploi adapte son organisation au gisement d’emploi
Publié : le 18 July 2012
Dans le cadre du projet ferroviaire LGV (Ligne à Grande Vitesse), Pôle emploi devient le guichet unique pour le recrutement des 1 300 embauches locales prévues en Poitou-Charentes. Jusqu’à la fin du chantier, Pôle emploi adapte son organisation et met en place une équipe exclusivement dédiée au projet pour satisfaire les besoins et les attentes de recrutement.
Pour répondre à cet enjeu, l’Etat, le Conseil régional, Pôle emploi et COSEA (Construction SEA Tours Bordeaux) s’engagent ensemble en Poitou-Charentes pour répondre aux besoins de main d’œuvre qualifiée exprimés par le constructeur de la ligne ferroviaire. Parmi les 2000 candidatures présélectionnées à ce jour, Pôle emploi a porté une attention toute particulière aux personnes en difficulté et éloignées de l’emploi.
Dominique Morin, Directeur Régional Pôle emploi Poitou-Charentes, revient sur ce projet ainsi que sur la collaboration de Pôle emploi avec les Organismes Paritaires Collecteurs Agréés (OPCA).
« Avec 1 300 embauches locales en perspective en Poitou-Charentes, ainsi que l’implantation des sociétés concessionnaires (LISEA et COSEA) à Poitiers, la réalisation du projet LGV constitue une réelle opportunité en matière d’emploi dans la région. »
Quel est le rôle de Pôle emploi dans le projet LGV ?
« Dans le cadre du projet LGV, nous sommes le point d’entrée pour le recrutement.
Pour sélectionner et recruter les profils correspondant au mieux à la demande, nous collaborons étroitement avec COSEA. Ainsi la cellule de coordination régionale a été installée dans les locaux du constructeur et travaille main dans la main avec ses équipes ressources humaines.
Parallèlement, dans l’objectif de procéder aux recrutements sur l’ensemble de la région et être au plus proche des demandeurs d’emploi, d’autres équipes sont réparties géographiquement le long de la ligne LGV. »
Quels types de profils recherchez-vous ?
« Nous avons privilégié les demandeurs d’emploi de longue durée, bénéficiaires de minima sociaux, les seniors, les moins de 26 ans ou les travailleurs en situation de handicap.
Par exemple, sur les 14 stagiaires qui ont suivi la première formation de conducteur d’engin, 12 répondaient à ces profils. Le CV est moins important que dans un recrutement traditionnel dans la mesure où des formations sont proposées aux demandeurs d’emploi pour acquérir les compétences nécessaires aux postes ou les perfectionner. »
« Tous types de contrats sont signés : CDD, CDI de chantier, contrats en alternance… »
Quels types de métiers recherchez-vous ?
« Pour la première phase du chantier, nous recherchons des métiers liés au terrassement, tels que des conducteurs d’engin, des coffreurs bancheurs et des canalisateurs… Pour la deuxième phase, nous rechercherons davantage des métiers liés à l’infrastructure. »
« Lors de la première étape de recrutement d’août à décembre 2011, nous avons reçu 2 500 candidatures, ce qui nous a permis de constituer un vivier de 2 000 demandeurs d’emploi. »
De quelle manière travaillez-vous avec Constructys, l’OPCA des travaux publics ?
« Dans le cadre du chantier de la LGV, nous travaillons en étroite collaboration avec l’OPCA des travaux publics Constructys
Le coût global de cette collaboration est de 9 millions d’euros partagé à part quasi égale entre les différentes parties : l’OPCA prend en charge les frais pédagogiques, Pôle emploi la rémunération des stagiaires, l’aide à la formation (Frais de transport…) et COSEA pour le reliquat du coût de la formation. »
Les demandeurs d’emploi ont donc pu participer à des formations d’adaptation cofinancées par Constructys. »
« Sur les 5 premiers mois de 2012, 200 candidats ont d’ores et déjà bénéficié d’une POE ».
Quelle relation entretenez-vous plus généralement avec les OPCA ?
« Nous avons commencé à développer des relations étroites avec les OPCA interprofessionnels, OPCALIA et AGEFOS PME pendant la crise économique, fin 2009-2010.
A cette occasion, nous avons construit un partenariat de cofinancement dans le cadre du Contrat de Sécurisation Professionnelle. Cette collaboration nous a permis de faire face à de nombreux licenciements économiques dans deux bassins d’emploi principalement, Niort et Châtellerault. En 2011, les OPCA ont financé 1500 entrées en formation. »
