Les demandeurs d’emploi et l’activité réduite en 2011 : une pratique fortement contrastée
Publié : le 04 July 2012
En 2011, parmi les 7,2 millions de personnes ayant été au moins une fois inscrites comme demandeur d’emploi sur les listes de Pôle emploi, 3,3 millions ont exercé de l’activité réduite, c’est-à dire ont travaillé au moins une heure dans le mois.
Le recours à l’activité réduite des demandeurs d’emploi a fortement augmenté (+29,0%) au cours des quatre dernières années. Cette hausse a été particulièrement importante pour la catégorie C (79 heures ou plus), notamment entre mars 2009 et mai 2011 (+50,1 %), l’exercice d’une activité réduite soutenue étant très lié à la conjoncture économique.
Pour une majorité des 2,4 millions de demandeurs d’emploi avec activité réduite et présents au moins six mois au chômage en 2011, les périodes d’activité relèvent à la fois de la catégorie B (de 1 à 78 heures) et de la catégorie C. Pour les autres, les mois en activité réduite relèvent exclusivement de la catégorie B (23 %) ou de la catégorie C (22 %).
L’intensité, comme la fréquence de cette activité réduite se caractérisent par une très forte dispersion. Ainsi, parmi les 1,2 million demandeurs d’emploi inscrits continûment en 2011, 6 % ont exercé de l’activité réduite durant un seul mois, alors que 25 % l’ont exercée au cours des douze mois de l’année.
De l’équivalent d’une semaine (pour 13 % des demandeurs d’emploi) à l’équivalent d’un temps plein (pour 8 %), la durée mensuelle de ce type d’activité représente en moyenne 89 heures de travail pour un gain mensuel moyen de 1 054 euros.
Aux deux extrêmes, les gains de l’activité réduite ne dépassent pas 588 euros pour un quart des demandeurs d’emploi, alors qu’ils sont d’au moins 1 394 euros pour un autre quart.

