Les emplois de l'économie verte
Publié : le 24 July 2012
Tour d’horizon
L’économie verte ne relève pas seulement d’une exigence sociétale ; c’est aussi une réalité du marché du travail. En 2011, les métiers verts et verdissants concernent 11,7% des offres d’emploi à Pôle emploi et 12,5% des demandeurs d’emploi inscrits.
L’économie verte impacte sensiblement tous les secteurs économiques, en faisant évoluer certains métiers traditionnels, en provoquant l’apparition de nouveaux métiers, en nécessitant l’acquisition de nouvelles compétences. Autre caractéristique, les emplois concernés correspondent à une diversité de profils de qualification et ce dès le niveau VC (CAP –BEP).
L’économie verte induit en particulier des changements en profondeur dans des secteurs clés (BTP, transports, logistique, commerce et distribution…). Une enquête récente en fournit l’illustration et informe de la prise de conscience progressive des entreprises sur cette thématique*.
C’est dans ce contexte que Pôle emploi a développé dès 2010 une expertise d’accompagnement des demandeurs d’emploi et des entreprises dans le cadre des plans régionaux des métiers de l’économie verte coordonnés par la Direction générale.
Economie verte : Pôle emploi coopère avec la Suède
L’économie verte impacte tous les secteurs économiques, en faisant évoluer certains métiers traditionnels et en provoquant l’apparition de nouveaux métiers nécessitant l’acquisition de nouvelles compétences. Cette nouvelle économie induit des changements de pratiques et de savoir-faire importants dans tous les secteurs, en particulier le BTP, les transports, la logistique, le commerce et la distribution….
A ce titre, Pôle emploi, identifié parmi les Services Publics de l’Emploi (SPE) précurseurs sur le sujet, a été sollicité fin 2010 par l’Arbetsförmedlingen, son homologue suédois.
Objectif : identifier les bonnes pratiques en se fondant sur des retours d’expérience suédois et français. Cette coopération a donné lieu à la rédaction d’un mémento opérationnel destiné à faciliter les modalités d’accompagnement de l’économie verte aux plans d’action locaux en France et en Suède.
La formation : un atout déterminant pour l’économie verte
Suite à l’enquête réalisée fin 2011 par Pôle emploi auprès de plus de 4 500 entreprises de 10 salariés ou plus, pour les entreprises, la formation est essentielle afin d’adapter leurs compétences aux nouveaux besoins de l’économie verte induits par les innovations du Grenelle de l’environnement.* C’est aussi un moyen efficace de fidélisation des salariés.
Objectif de l’enquête : réaliser un état des lieux de l’adaptation des compétences et de l’activité des entreprises à l’évolution des marchés et aux nouvelles réglementations environnementales dans les différents secteurs de l’économie.
L’étude met en évidence qu’un tiers des entreprises de la construction et de l’agriculture ont dispensé une ou plusieurs formations « environnementales » à leurs salariés. En outre, 67% des entreprises du bâtiment jugent indispensable ou plutôt nécessaire l’acquisition de nouvelles compétences liées à la qualité environnementale et à la performance énergétique pour exercer aujourd’hui leur activité. Quant aux entreprises du secteur de la logistique, elles sont particulièrement concernées par les questions de sobriété énergétique et 45 % d’entre elles sont engagées dans une démarche d’économie d’énergie.
Secteur du BTP : Un besoin de compétences techniques sur les domaines «environnementaux»
L’acquisition de nouvelles compétences environnementales semblent nécessaires pour une majorité d’entreprises du secteur de la construction. Elles forment d’ailleurs davantage leurs salariés d’après une étude menée par Pole emploi* : les salariés des secteurs du bâtiment, des travaux publics et de la promotion immobilière semblent plus formés aux domaines environnementaux que les salariés des autres secteurs. Plus précisément sur des compétences spécifiques en lien avec la performance énergétique et la qualité environnementale des bâtiments. En effet, 34% des salariés de ces secteurs ont déclaré avoir suivi une ou plusieurs formations sur ces thématiques.
Le BTP se distingue des autres secteurs par son besoin immédiat en compétences techniques nouvelles Deux entreprises sur trois estiment que l’acquisition de compétences nouvelles est nécessaire voire indispensable pour exercer leur activité aujourd’hui : 70% des entreprises de la construction associent le développement durable à une « contrainte légale ».
