Les liens se resserrent entre l'école et le marché du travail !
Publié : le 06 July 2012
Ne vous étonnez plus si vous croisez des conseillers Pôle emploi dans les établissements scolaires Martiniquais !
Dans le cadre de la convention signée avec le Rectorat le 21 novembre 2011, Pôle emploi Martinique est sollicité par divers établissements scolaires pour des interventions en direction de jeunes de classe de 3e et de Bac professionnel.
Eliane Joseph-Letur, chargée de mission auprès du service Partenariat Marketing Grands Comptes à Pôle emploi Martinique intervient dans les écoles et commente les deux axes forts de cette nouvelle collaboration.
- La connaissance réciproque des deux institutions
Pôle emploi partage son expertise sur le marché de l’emploi avec pour objectif de permettre aux conseillers d’orientation d’identifier les secteurs porteurs et les secteurs en tension. A l’inverse, les conseillers d’orientation donnent toutes les clés à Pôle emploi pour identifier les nouvelles formations et les diplômes les plus prisés. Un échange « enrichissant qui nous permet de rester proche de la réalité des jeunes » témoigne Eliane Joseph-Letur.
- Des interventions en milieu scolaires pour décrypter le marché de l’emploi
Dans les classes de Bac Professionnel, Eliane Joseph-Letur prépare l’insertion professionnelle des élèves, en les incitants tout particulièrement à poursuivre leurs études mais également à leur donner des informations très opérationnelles sur le monde professionnel et le marché du travail.
Identifier les métiers les plus recherchés, obtenir des conseils sur leur positionnement en terme de métiers et de qualification… Tels sont les thèmes abordés pour permettre aux élèves de connaître les attentes du marché, au travers des données d’environnement socio-économique.
« Tout d’abord, nous leur présentons les services et missions de Pôle emploi : inscription, recherche d’annonces sur le site… ce qui leur permet de gagner du temps en septembre, lors de leur éventuelle recherche d’emploi.
Ensuite, avec l’appui des conseillers en charge des secteurs d’activité concerné, nous décryptons des offres d’emploi. L’objectif est d’apprendre à cibler l’offre, à identifier les attentes de l’employeur, à répondre à une annonce, à relancer… et d’anticiper toutes les démarches pour décrocher son premier entretien. De même, notre intervention porte sur la valorisation du CV. Souvent, les élèves n’ont pas conscience que des activités extrascolaires sont un véritable atout dans un CV », témoigne Eliane Joseph-Letur.
Pour les élèves de 3e, Pôle emploi s’exprime davantage sur la présentation et l’évolution des métiers. « Il est indispensable d’être précis pour capter leur attention » ajoute Eliane Joseph-Letur, car « à cet âge, le marché du travail semble encore lointain ». Ainsi, les agents Pôle emploi ont choisi d’illustrer leurs interventions par des cas concrets. Le cours commence avec la projection d’un message écrit en sténographie, « Il s’agit tout d’abord de présenter un métier qui a aujourd’hui disparu. Ainsi, les élèves prennent conscience qu’un métier évolue dans le temps selon les besoins de notre société », rappelle Eliane Joseph-Letur. Une accroche originale qui permet de lever des aprioris sur certaines professions qui n’attirent plus la nouvelle génération. « Certains métiers, comme les métiers de bouche où nous recensons de grands besoins, ont une mauvaise image auprès des jeunes. Notre rôle est de montrer qu’ils évoluent, que les conditions de travail ne sont plus les mêmes ». A contrario, il est important de présenter les métiers dans leur réalité afin que les élèves tiennent compte de leurs contours et acceptent de travailler dans des conditions de travail spécifiques, par exemple « les élèves ne pensent pas toujours qu’être coiffeur requière d’être debout toute la journée ! »
« Notre rôle est de donner aux élèves une vision juste du marché de l’emploi, tout en orientant notre intervention pour qu’elle soit en adéquation avec leur formation. Jusqu’à présent, les échanges sont positifs tant avec les conseillers d’orientation qu’avec les élèves. Chacun s’enrichit au contact de l’autre », conclut Eliane Joseph-Letur
