Perspectives économique à l'horizon 2012
Publié : le 09 June 2011
Contexte économique : un premier trimestre dynamique pour la zone euro
Au premier trimestre 2011, la zone euro, une nouvelle fois tirée par l’Allemagne, enregistre un de ses meilleurs taux de croissance depuis la crise économique liée à celle des « subprimes » (+0,8%, après +0,3%). L’économie française affiche sa meilleure performance depuis celle du 2e trimestre 2006, avec une progression du PIB de 1,0%.
Pour le quatrième trimestre consécutif, la croissance française est soutenue par la demande intérieure (+0,6 point de croissance, après +0,4). Les dépenses de consommation des ménages accélèrent (+0,6% après +0,4%) et les dépenses d’investissement s’accroissent fortement (+1,1% après +0,5%). Le solde commercial se détériore et contribue de nouveau négativement à la croissance au début 2011 (-0,4 point après +0,3). A l’inverse, le mouvement de restockage a fortement contribué à la croissance (+0,7 point).
Encourageante, l’embellie du premier trimestre a été accentuée par un phénomène de rattrapage après une croissance ralentie par des conditions climatiques très rigoureuses au trimestre dernier. Si le rebond de l’investissement laisse augurer de perspectives de débouchés plus favorables pour les entreprises, et si la vigueur Outre-Rhin devrait exercer un effet d’entraînement sur l’économie nationale, les ressorts de la croissance française restent encore fragiles. Aussi, le regain de l’activité devrait s’atténuer dans les trimestres à venir. Après une croissance de +1,0% au premier trimestre 2011, la croissance devrait s’établir entre +0,2% et +0,3% au cours des trois prochains trimestres. La progression du PIB devrait ainsi atteindre +2,0% en 2011. Pour 2012, la croissance du PIB pourrait atteindre 1,8%.
Perspectives de l’emploi et du chômage en France
En 2010, l’emploi salarié affilié à l’Assurance chômage a renoué avec la croissance (+0,7%) et cette tendance se poursuit au premier trimestre 2011. Sous l’impulsion d’un taux de croissance du PIB de +1,0%, l’emploi affilié au régime d’Assurance chômage s’accroît de 64.000 (soit +0,4%). A la différence des trimestres précédents, cette progression est essentiellement due à l’emploi hors intérim, qui augmente de 57.100. Sur un an, l’emploi affilié a progressé de 156.500 (+1,0%) et s’établit à la fin du 1er trimestre à 16 529.210, soit son plus haut niveau depuis fin 2008.
En glissement annuel, les créations nettes d’emploi en 2011 devraient atteindre 148.000 pour l’emploi affilié, en progression par rapport à 2010 (+118.600). En 2011, la contribution de l’intérim aux créations nettes d’emploi serait moins importante qu’en 2010 et laisserait une large place à des emplois plus durables. En 2012, sur la base d’une progression du PIB de 1,8%, les créations nettes d’emploi affilié devraient être de l’ordre de 139.000.
Après 11 trimestres consécutifs de hausse, le nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) de catégorie A diminue au premier trimestre 2011 (-42.500, soit -1,6%). Dans le même temps, le nombre de DEFM des catégories A, B et C se stabilise par rapport à la fin de l’année 2010.
En lien avec les créations nettes d’emploi attendues, la baisse du chômage devrait être significative en 2011 et 2012. Ainsi, en 2011, le nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois devrait diminuer de 101.000 pour la catégorie A et de 59.000 pour les catégories A, B et C. En 2012, cette baisse pourrait être de l’ordre de 77.000 pour les DEFM de catégorie A et de 87 000 pour les catégories A, B et C.
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Voir aussi : Présentation Perspectives économiques à horizon 2012
