Imprimer Envoyer à un ami

#EURO2016 : un événement formateur

11.01.2017

Les grandes manifestations apportent de belles opportunités de former des demandeurs d’emploi à de nouveaux métiers et permettent de les orienter vers des secteurs qui recrutent. L’EURO de football n’aura pas dérogé à la règle. Retour sur un bilan positif.

À l’approche du Championnat d'Europe de Football de l'UEFA en 2016, les entreprises françaises évaluaient leur besoin de recrutement à plus de 13 600 postes dont 9 020 confiés à Pôle emploi (soit 2 recrutements sur 3). Les quatre principaux secteurs directement concernés étaient la sécurité (52 %), l’hôtellerie restauration (19 %), l’accueil (14 %) et la vente (6 %). 7 139 postes ont été pourvus (3 sur 4 par des demandeurs d’emploi).

L’objectif fixé en termes de formation était de 1 500 personnes. Sur l’ensemble des contrats, 2/3 des besoins ont été couverts par du personnel qualifié inscrit à Pôle emploi et près 1/3 par des candidats nouvellement formés. Au-delà même de la formation, la dynamique impulsée par l’EURO aura permis à plus de la moitié des demandeurs d’emploi sélectionnés d’obtenir un contrat dépassant la durée de l’événement.

La sécurité, secteur dominant

Rien que pour le domaine de la sécurité, 1 715 demandeurs d’emploi ont été spécifiquement formés pour l’EURO, dont 278 femmes. Un chiffre important pour la branche qui cherche à féminiser la profession et offre des perspectives d’emploi pérennes aux agents de sécurité femmes. Si les entreprises annoncent avoir recrutées 4 332 agents, de son côté, Pôle emploi a vu 3 584 de ses candidats retenus, soit 77 % des postes proposés.

Un bilan globalement positif

L’EURO 2016 aura également dopé la formation dans l’hôtellerie restauration, notamment grâce à l’opération Cuisine mode d’emploi(s) de Thierry Marx. Sur 75 stagiaires ayant terminé la formation, 43 ont travaillé durant la compétition. Au 30 novembre, 72 % avaient eu au moins un contrat de travail dont 22 % sont des CDI ou CDD de plus de 6 mois.

Plus généralement, les bénéficiaires des actions spécifiques à la manifestation s’en sortent plutôt mieux que les autres, puisque 52 % des candidats recrutés dans le cadre de cet événement sont aujourd’hui en emploi : 1/3 sont sortis des listes pour ce motif, 2/3 restent inscrits et déclarent une activité.