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Employabilité et langues étrangères

17.11.2016

Le rapport Analyse des besoins des employeurs français au regard des compétences en langues vivantes étrangères donne un éclairage sur les besoins des recruteurs dans ce domaine. L’occasion de valoriser le multilinguisme au travail et de mettre à mal le cliché d’un « problème français ».

Les Français et les langues étrangères

Dès que l’on évoque l’apprentissage des langues, l’opinion commune veut que les Français souffrent d’un « problème » spécifique. 1 français sur 2 admet ne parler aucune langue étrangère. Les particularités phonétiques de notre langue, notre manière de privilégier l’écriture sur la pratique orale, ainsi qu’une tendance au protectionnisme culturel, seraient autant de barrages à l’apprentissage des langues.

S’il est vrai que la France se classe parmi les moins bons élèves de l’Europe (avec son voisin l’Italie), les Français ne sont pas pour autant fermés à l’idée d’apprendre de nouvelles langues. Au contraire, les Français n’hésitent plus à poursuivre leur carrière à l’étranger.
Les dernières années sont marquées par l’accélération des mobilités internationales (grandes entreprises avec filiales à l’étranger, programme Erasmus…). Fin 2015, 1,7 million d’expatriés sont officiellement inscrits dans le registre des Français vivant à l’étranger. Dans la réalité, le Ministère des Affaires étrangères évalue entre 2 et 2,5 millions le nombre de personnes hors de l’hexagone.

En savoir plus : Les salariés français sont prêts à s’expatrier

Un atout pour la carrière

Au-delà de l’expatriation, les langues agissent également comme un levier pour l’employabilité en France. C’est ce que montre le projet « Langues et employabilité » (LEMP), cofinancé par la Commission européenne et porté par un consortium institutionnel – Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, CIEP, Onisep, Céreq-IREDU, CCI France et Erasmus+ France.

Objectif de cette vaste enquête réalisée en 2014-2015 ? Recenser et analyser les besoins des employeurs en matière de langues, afin d’améliorer l’employabilité des jeunes. Elle s’appuie pour cela sur 3 volets :

  • une analyse de plus de 1 500 offres d'emploi présentes sur les sites de Pôle emploi et de l'APEC,

  • une étude quantitative auprès de 801 entreprises,

  • une étude qualitative auprès de 14 responsables d'entreprises.

Les résultats se trouvent compilés dans le rapport d'enquête Analyse des besoins des employeurs français au regard des compétences en langues vivantes étrangères. Il met en avant 4 tendances de fond :

  • la maîtrise d'une ou plusieurs langues étrangères est un atout pour la carrière, aussi bien au moment du recrutement que pour l’accès aux promotions et augmentations salariale,

  • les recruteurs ont besoin d'une grande diversité linguistique : 21 langues étrangères sont citées par les employeurs, et 22 langues sont mentionnées dans les offres d'emploi de l'APEC et de Pôle emploi.

  • le besoin de compétences en langues étrangères se développe à tous les niveaux de l'entreprise, avec une dégression relative au niveau de compétences : d’abord les cadres et dirigeants, puis les employés, techniciens et ouvriers,
  • l'ensemble des personnels mobilise aussi bien des compétences orales qu'écrites.

Les résultats se trouvent compilés dans le rapport d'enquête Analyse des besoins des employeurs français au regard des compétences en langues vivantes étrangères.
Il met en avant 4 tendances de fond :

  • la maîtrise d'une ou plusieurs langues étrangères est un atout pour la carrière, aussi bien au moment du recrutement que pour l’accès aux promotions et augmentations salariale,

  • les recruteurs ont besoin d'une grande diversité linguistique : 21 langues étrangères sont citées par les employeurs, et 22 langues sont mentionnées dans les offres d'emploi de l'APEC et de Pôle emploi.

  • le besoin de compétences en langues étrangères se développe à tous les niveaux de l'entreprise, avec une dégression relative au niveau de compétences : d’abord les cadres et dirigeants, puis les employés, techniciens et ouvriers,

  • l'ensemble des personnels mobilise aussi bien des compétences orales qu'écrites.

1. Anglais : 76 %

2. Allemand : 39 %

3. Espagnol : 35 %

4. Italien : 21 %

5. Portugais : 9 %

6. Néerlandais : 6 %

7. Russe : 6 %

8. Arabe : 5 %

9. Chinois : 4 %

10. Polonais : 4 %

Loin d’être un luxe, l’aptitude à travailler au sein d’équipes multilingues devient une nécessité, quel que soit le secteur d’activité et le niveau de compétence. C’est en particulier le cas dans des domaines tels que l’environnement, la banque et bien sûr les nouvelles technologies. L’occasion de mettre à profit l’un des 40 000 organismes de formation en langues étrangères existants en France, et ainsi balayer une fois pour toute le cliché du « problème français ».

En savoir plus : Les langues étrangères : une carte à jouer pour accéder à l’emploi
                         Les services d'apprentissage des langues sur l'Emploi Store

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