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« 95 % de nos collaborateurs étaient en télétravail pendant le confinement »

Durant le confinement, tous les collaborateurs du groupe de protection sociale Malakoff Humanis ont continué à travailler, dont 95 % à domicile. S’il est encore trop tôt pour tirer de cette expérience de travail inédite des enseignements sur le long terme, selon le DRH du groupe Emmanuel Copin, il serait néanmoins possible, à l’avenir, de «capitaliser» sur quelques «succès».

Publié le  21/07/2020

Quel regard portez-vous, de manière globale, sur le marché du travail, dans ce contexte de crise sanitaire, et sur son évolution dans les prochains mois ?

Au niveau du groupe, en termes de recrutement, nous restons précautionneux. Nous ne cherchons actuellement que quelques profils : des commerciaux sur le bassin Île-de-France, à Paris, ou pour des postes sur les métiers du chiffre ou d’expertise, que nous ne sommes pas en situation de pourvoir en interne. Nous avons aussi réinterrogé l’ensemble des postes qui étaient en cours de recrutement et avons pris la décision d’en reporter quelques-uns à la rentrée de septembre, tous profils confondus.
 

Quelles solutions, au sein du groupe, pendant le confinement ? Télétravail, activité partielle, poursuite de l’activité sur site ?

95 % de nos collaborateurs étaient en télétravail pendant le confinement, une modalité de travail que nous avions déjà mise en place auparavant, à raison de deux jours par semaine. Au final, même si les conditions n’étaient pas idéales, moins confortables que sur site, nos collaborateurs en ont semblé satisfaits. Les 5 % de salariés restants ont de leur côté continué à travailler sur site. Ils étaient relativement peu nombreux, et donc nous avons pu assez facilement mettre en place des mesures de protection et de prévention sanitaire. A savoir que nous avions, dès le départ, un stock de masques. Nous en avons d’ailleurs donné à l’hôpital. 

Selon vous comment, malgré tout, « tirer profit » de cette crise ?

Je pense qu’il faut éviter de tirer des bilans à chaud, même si nous devrions sans doute capitaliser sur pas mal de choses. Certaines des pratiques managériales mises en place pendant le confinement, caractérisées par la proximité, le soutien, ou encore une approche plus individualisée des collaborateurs, se sont par exemple révélées tout à fait remarquables. En tout cas, d’après les retours que nous en avons eus, cela a été perçu plutôt positivement, autant par les collaborateurs que par les managers.

En outre, des initiatives en matière de dématérialisation nous ont permis de dépasser, dans une certaine mesure, toutes les contraintes que nous avions, grâce à des raccourcis que nous avions pourtant été incapables de trouver jusqu’à présent. Idem en termes d’organisation : il a fallu, entre les équipes RH, informatique et environnement du travail, relever un véritable défi collectif pendant le confinement. Au final, nous n’avons jamais aussi bien travaillé ensemble.

Donc, en effet, nous devrions être en mesure de capitaliser, désormais, sur certains succès. Il n’en faut pas moins poser les choses froidement, réaliser des bilans. Tout n’a pas non plus été positif. 
 

Justement, qu’est-ce qui ne l’a pas été ?

Ce que l’on constate aujourd’hui c’est, d’abord, que nous avons travaillé sur l’essentiel et assuré nos fondamentaux. En revanche, nous avons dû arrêter la transformation du groupe, et plus particulièrement ce qui portait sur la gestion de projet transverse. Ensuite, en termes de conditions de travail, nous observons aujourd’hui que le télétravail cinq jours sur cinq n’est pas la panacée. En effet, l’activité sur site présente plusieurs intérêts majeurs au quotidien, et donc en matière d’efficacité et de productivité.

Par ailleurs, du point de vue des relations humaines, il est clair qu’elles sont très limitées, et surtout moins riches, lorsqu’on passe ses journées sur Teams ou sur Zoom. Un certain nombre d’éléments majeurs invitent donc à retrouver rapidement une activité sur site. Sur ce point, il n’y a pas de doute.
 

Faites-vous appel à Pôle emploi pour vos recrutements ? 

Oui, nous avons recours à Pôle emploi, et nous adaptons notre collaboration en fonction de notre volume de recrutement. Les échanges sont bons. D’après le retour des équipes dédiées, tout a l’air de bien fonctionner. 
 

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