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Alexandre Waquier, créateur d’entreprise : «Pôle emploi est véritablement le premier Business Angel de France»

Diplômé en 2010 de l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse, Alexandre Waquier a commencé sa carrière dans une entreprise américaine de technologies d'analyse vidéo pour le sport de haut niveau. Il y est resté cinq ans comme commercial, puis a managé pendant deux ans une de leur filiale dans le video learning pour la formation, qui a finalement été fermée. Après une courte période de chômage, il a décidé de créer sa société, Vyfe, dont il est aujourd’hui président salarié avec trois autres personnes.

Publié le  24/09/2020

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Quelle a été votre réflexion initiale à la création d’entreprise en 2018 ?

Je souhaitais déjà créer ma société à la fin de mes études, mais j’ai d’abord choisi le salariat car je ne me sentais pas encore prêt. C’est quand l'entreprise américaine pour laquelle je travaillais a décidé de fermer sa filiale française que j’ai saisi l'opportunité de le faire. J’ai ainsi pu profiter d'une rupture conventionnelle et de deux ans d'allocation chômage, afin d’avoir le temps de créer un produit, une équipe et de trouver les premiers clients. Nous développons des logiciels de video coaching pour la formation, afin d’aider les managers à accompagner et à entraîner leurs commerciaux autour de leurs rendez-vous, notamment par visio-conférence. 

 

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

La principale difficulté fut d'être seul au début de mon aventure. J'ai réussi après dix mois à trouver un associé pour m'accompagner. Deuxième difficulté à ne pas négliger : la partie vente. Comment trouver ses premiers clients, notamment lorsque l'on développe une technologie innovante ? Pour devenir meilleur sur ce plan, j'ai décidé de créer un podcast (Les héros de la vente) pour rencontrer les experts du sujet et bénéficier de masterclass gratuites en les interviewant. 

 

Avez-vous bénéficié d’accompagnements ?

Oui, de plusieurs : d’incubateurs, Le village By CA ; d'accélérateurs, tel que We sprint ; et d'espaces de coworking, Harrycow et At Home. J’ai par ailleurs obtenu des subventions de Bpifrance et de la région Occitanie. J’ai aussi, bien évidemment, été soutenu par Pôle emploi. Pôle emploi est véritablement le premier Business Angel de France.

 

La dimension éthique, le sens porté par le travail effectué apparaît de plus en plus important au sein des jeunes générations. Le ressentez-vous au sein de vos équipes ?

Bien entendu. Outre le sens de notre produit, qui est d’améliorer la formation et la transmission des connaissances, il faut aussi leur proposer un environnement de travail flexible et agréable : télétravail à volonté, parts dans la société, espaces de coworking, réunions en extérieur... surtout si vous souhaitez recruter les meilleurs et les garder, sans les budgets des grands groupes !

 

Quelle est votre philosophie en matière de recrutement ?

Prendre des jeunes à la tête bien faite en stage, à la sortie de leurs études, puis les garder en CDI s'ils sont bons. Je regarde plus la polyvalence et la débrouillardise que le diplôme. J'ai embauché quatre jeunes ainsi.

 

Quels canaux utilisez-vous pour la recherche de nouveaux talents ?

Je propose des offre de stage et d'emploi dans les écoles de ma région, et effectue des Job Dating dans les écoles. 

 

Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs en cette période particulière ?

Consolider sa trésorerie autant que faire se peut, grâce aux aides de l'Etat et de la région : prêt garanti par l’État, chômage partiel, subventions. Je recommande aussi d’être résilient. Dans notre cas, nous étions montés à six salariés cette année, mais du fait de la crise sanitaire, nous sommes repassés à quatre. Je conseille aussi d’adapter, si possible, son offre à son marché. Par exemple, nous avons développé des technologies d'entraînement autour de la visio-conférence, et visé des marchés moins touchés par la crise : grande distribution, télécoms, entreprises internet, etc.

 

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