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« Recruter sur nos engagements et nos valeurs »

Capitalisant sur les propriétés des plantes, micro-organismes ou algues, les biotechnologies développent de nouvelles applications durables dans la pharmaceutique, la nutrition ou la cosmétique. A l’image du groupe auvergnat Greentech, ces sociétés font de leurs engagements environnementaux une force pour recruter au cœur des territoires. Rencontre avec Jean-Yves Berthon, son président.

Publié le  21/09/2020

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Avec près de 70 milliards d’euros de chiffres d’affaires*, 7 pôles de compétitivité* et de nombreuses créations d’entreprises en région, la France est en pointe dans les biotechnologies…

 

À l’instar du numérique ou des nouvelles mobilités, les biotechs sont en pleine expansion en France avec une croissance de 10 à 15 % par an. 
En dépit de la crise sanitaire, ce secteur innovant va continuer à se développer pour des raisons à la fois éthiques et réglementaires. Les consommateurs sont aujourd’hui en attente de produits plus naturels et moins chimiques. De leurs côtés, les autorités encouragent une production respectueuse de l’environnement à base de matériaux vivants comme les plantes, les algues ou les micro-organismes. 

Cette dynamique se traduit par la création de très nombreuses entreprises et levées de fonds. En 1992, quand nous avons créé Greentech, nous étions 13 entreprises pionnières en France dans les biotechnologies. Aujourd’hui, il y a près de 720 entreprises, dont de très nombreuses start-up. Et ce partout sur le territoire, pas seulement à Paris ou Lyon. 

Pour notre part, notre groupe est implanté à Clermont-Ferrand, au cœur d’un écosystème de PME dynamique, à proximité d’un Biopôle, qui accompagne les entrepreneurs du secteur de l’industrie du vivant.
 

Ce mouvement se traduit-il par des créations d’emplois ?

Tout à fait. Même si la conjoncture rend plus attentiste, il y a une vraie dynamique d’embauche dans notre secteur, qui couvre un large spectre d’activités : cosmétique, pharmacie, nutrition, environnement, aquaculture, énergie… Les créations d’entreprises s’accompagnent souvent de recrutements dans différents domaines : R&D, ventes et export, production, logistique, services réglementaires ou qualité.
En croissance depuis plus de 20 ans, Greentech a pour sa part embauché une trentaine de nouveaux collaborateurs l’an dernier et une quinzaine cette année. 

Nous avons aussi créé une nouvelle entité entièrement dédiée au développement d’ingrédients pour la nutrition humaine et animale. Nous avons déjà embauché 3 personnes qui s’ajoutent à 2 personnes déjà en poste. Ce n’est qu’un début, d’autres renforts devraient arriver avant la fin de l’année.

Nous n’étions qu’une dizaine à nos débuts. Nous sommes aujourd’hui un peu plus de 200 et nos activités dans les biotechs végétales s’étendent à l’international. Cette dynamique de croissance a un impact positif sur notre écosystème. Nos activités génèrent des emplois indirects, notamment auprès de nos fournisseurs de matières premières : algues, plantes, solvants, additifs…
 

Depuis 28 ans, nous faisons de la RSE sans le savoir, et sans le dire !


Quels défis se profilent en matière d’emplois et de recrutement ?

À la différence des personnes de ma génération, les nouveaux entrants sur le marché du travail sont aujourd’hui beaucoup plus versatiles et difficiles à « fidéliser ». 
À mon époque, lorsqu’on rejoignait une entreprise et que l’on s’y sentait bien, on voulait y rester et s’y développer professionnellement. Les choses ont bien changé depuis les années 90 et 2000. Comme nous avons pu l’observer chez Greentech, où la moyenne d’âge des collaborateurs se situe aux alentours de 35 ans, les jeunes n’hésitent plus à quitter l’entreprise pour mener à bien un projet personnel : une année sabbatique, un voyage à l’autre bout du monde… 

Même s’ils ne font plus carrière dans une seule et même entreprise, ils n’en restent pas moins extrêmement sensibles au projet et aux valeurs que portent leur employeur. Il est essentiel pour eux de s’engager auprès d’entreprises qui conduisent leurs activités de manière éthique, notamment sur le plan environnemental. C’est un critère déterminant. Ce sont des évolutions qu’il faut aujourd’hui pleinement intégrer dans nos politiques RH.

La nature de vos activités vous aide-t-elle à attirer des talents ?

Tout à fait. Nous menons une politique forte en matière de RSE, et cet engagement ne date pas d’aujourd’hui ! Depuis 28 ans, nous faisons de la RSE sans le savoir, et sans le dire !

Certifiée ISO 26000, notre entreprise répond aux plus hauts standards environnementaux. Pour nos activités dans la cosmétique ou la pharmaceutique, nous nouons des partenariats avec des producteurs de plantes dans des pays comme le Pérou, Madagascar ou le Burkina-Faso. Nous les soutenons dans leur développement au travers d’une aide technique et matérielle. Demain, nos biofertilisants seront, quant à eux, amenés à remplacer de manière bénéfique certains produits chimiques utilisés dans l’agronomie. Nous traitons aussi les sols et biomasses polluées à l’aide de micro-organismes, tels que les micro-algues. 
Le développement durable fait véritablement parti de l’ADN de Greentech. C’est clairement un atout pour recruter des talents au sein des jeunes générations. 

* Source businessfrance.fr
 

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