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Une dynamique de recrutement au long cours

Fort d’un savoir-faire reconnu à travers le monde, l’industrie navale française a le vent en poupe. Navtis, le leader du secteur, accompagne son fort développement de nombreux recrutements dans de multiples corps de métiers. Rencontre avec sa DRH, Muriel Haugeard.

Publié le  31/03/2021

À l’image de Navtis, l’industrie navale française va de l’avant. C’est plutôt positif pour l’emploi dans les régions maritimes ?

S’il est vrai que la crise sanitaire a pu quelque peu retarder nos chantiers, elle n’a pas remis en cause nos recrutements qui s’inscrivent dans la durée. La construction d’un bateau ou d’un sous-marin demande en effet plusieurs années. 
En 2020, nous avons par ailleurs mis à profit la période du premier confinement pour répondre à des appels d’offres, qui se concrétisent aujourd’hui par des commandes importantes et des recrutements à Brest, Cherbourg, Lorient ou Saint-Nazaire. 

Chez Navtis, nous poursuivons par ailleurs notre diversification dans le secteur des Énergies Maritimes Renouvelables (EMR). Nous intervenons sur les chantiers d’éoliennes « off-shore », dont l’État et les Régions veulent accélérer le développement. 

Résultat : pour accompagner notre développement, nous avons recruté une trentaine de nouveaux collaborateurs en 2020 et allons faire de même en 2021. A ceux-ci s’ajoutent une dizaine de postes à pourvoir pour anticiper les départs en retraite de certains salariés.
En 2013, nous étions 200 collaborateurs chez Navtis. Aujourd’hui, nous sommes plus de 450. C’est une dynamique dans laquelle s’inscrivent globalement tous les acteurs de l’industrie navale française.
 

Quels profils recrutez-vous ?

Nous répondons à des appels d’offres multi-spécialités. Que ce soit sur les chantiers de la navale ou d’EMR, différents corps de métiers interviennent. Cela nous amène à recruter de nombreux soudeurs ou charpentiers-coques, mais également des électriciens, des peintres anti-corrosions, des mécaniciens, des tôliers, des tuyauteurs ou encore des préparateurs de chantier. 
Le niveau d’étude de ces ouvriers qualifiés et techniciens va du Bac Pro au BTS. Nous embauchons aussi des Titulaires d’un Certificat de Qualification Paritaire de la Métallurgie (CQPM), qui peut être obtenu à l'issue d'un parcours de formation personnalisé ou par la validation des acquis de l'expérience. 
Nous sommes aussi très heureux de constater que l’ensemble de ces métiers sont de plus en plus accessibles aux femmes : elles sont en train d’arriver dans notre industrie et s’y intègrent parfaitement. Et c’est tant mieux ! 
 

Malgré tout, ce sont des métiers « en tension », pour lesquels il n’est pas toujours facile de recruter…

Effectivement. Les profils que nous recherchons sont rares. Mais nous mettons « un point d’honneur » à ne pas baisser notre degré d’exigence, en organisant par exemple des tests de soudure, pour évaluer le niveau de nos candidats. 
Nous sommes aussi très attentifs à leur parcours. Pour nous, il n’y a pas de bons ou de mauvais CV. Nous recherchons des personnes qui ont envie de s’engager à nos côtés et d’apprendre, avec une capacité à s’adapter à différents environnements : chantiers ou ateliers.

Si nos métiers sont exercés par des passionnés, ils restent plutôt méconnus. Pour les promouvoir et recruter, nous utilisons différents canaux : Pôle emploi, job dating, réseaux sociaux, forums emplois, site de l’UIMM (Union des Industries et de Métiers de la Métallurgie) … 
Avec Pôle emploi, nous prévoyons aussi de monter des POEC (Préparations Opérationnelles à l’Emploi Collectives), afin de former des demandeurs d’emploi à certains de nos métiers comme la peinture et la soudure.
Des transferts de compétences sont par ailleurs possibles avec les secteurs de l’industrie ou du BTP, par exemple pour des métiers comme plombier ou électricien. En complément, de nos actions de recrutement, nous allons aussi solliciter nos réseaux locaux de sous-traitants.
 

Vous disiez avoir à remplacer des salariés partant en retraite. Est-ce à dire que vous mettez l’accent sur les jeunes ?

Les moins de 30 ans représentent 50 % de nos recrues. Nous avons à cœur de leur faire découvrir nos métiers et de leur donner de réelles perspectives de carrière. Nous leur proposons des emplois « stables » pour la plupart en CDI, dans une entreprise, qui leur permet d’exprimer leur polyvalence, à travers une large palette de spécialités.
Nous mettons l’accent sur la promotion interne et la formation continue des salariés. Nous allons au-delà de l’obligation légale, en consacrant à cette dernière 3 % de notre masse salariale.

Aujourd’hui, un jeune peut rentrer dans notre entreprise comme soudeur, y apprendre son métier et évoluer vers des fonctions de préparateur, puis de chargé d’affaires. 
Quand les conditions sanitaires le permettent, nos jeunes collaborateurs peuvent aussi partir quelques mois sur des chantiers dans le monde entier, comme au Brésil, en Arabie Saoudite ou en Malaisie. C’est très motivant pour eux.

L’alternance est également un levier d’intégration des jeunes talents. Nous accueillons actuellement 11 alternants et 5 de nos salariés ont déjà rejoint notre entreprise par ce biais. Nous veillons toutefois à garder un juste équilibre entre les collaborateurs débutants, expérimentés et experts afin de mettre en place un tutorat de qualité.
 

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