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Pauline Grisoni : se lancer et s’épanouir dans l’entrepreneuriat

À l’occasion de la 5e édition de « ReStart », l’opération dédiée à la création et à la reprise d’entreprise, Pôle emploi donne la parole à Pauline Grisoni, entrepreneure accomplie. En 2018, après avoir été journaliste puis chef de rubrique, Pauline décide de quitter le salariat pour devenir chef d’entreprise. Elle lance alors le podcast « La Leçon », avec l’envie d’aborder la notion d’échec dans la vie professionnelle de manière positive.

Publié le  26/09/2022


C’est un succès et Pauline Grisoni est aujourd’hui également animatrice, productrice de podcasts et auteure. Elle nous partage son expérience et sa vision de l’entrepreneuriat.

Quel regard posez-vous sur l’entrepreneuriat ? Pourquoi avoir choisi cette voie ?

Pauline Grisoni : C’est l’envie forte de réaliser un « projet passion » qui m’a fait quitter le confort de mon emploi en CDI et m’a menée jusqu’à l’entrepreneuriat. Ce n’est pas la voie professionnelle la plus simple à suivre, mais c’est une voie extrêmement formatrice. L’entrepreneuriat pousse en effet à se dépasser, à sortir de sa zone de confort, à monter en compétences sur des sujets très variés comme la comptabilité, la négociation ou encore la communication. C’est aussi un excellent moyen d’en apprendre plus sur nous-même et de développer une véritable confiance en soi. C’est toute cette dynamique qui me plaît. 
 

Créer sa propre entreprise est une véritable aventure professionnelle, souvent pleine de rebondissements. Comment avez-vous vécu ce processus ?

P. G. : Je me suis d’abord sentie submergée par toutes les démarches – administratives et autres – inhérentes à la création d’entreprise, puis les choses se sont équilibrées et j’ai trouvé mon rythme au fur et à mesure. J’ai aussi eu la chance, durant cette période, de pouvoir solliciter régulièrement l’aide de mon agence Pôle emploi. L’écoute et l’expertise des conseillers m’ont beaucoup aidée à me sentir en confiance et à avancer.
Par ailleurs, je me souviens parfaitement de ce que j’ai ressenti durant ma première semaine en tant qu’entrepreneure : j’étais déroutée par cette nouvelle liberté dans la façon d’organiser mon travail. Cette étape a été un véritable déclic et m’a permis de me responsabiliser très vite. 
 

Vous abordez la notion d’échec de façon positive. Pourquoi est-ce important de ne pas avoir peur d’échouer lorsqu’on se lance ?

P. G. : Je crois qu’il faut lâcher prise et cesser de vouloir réussir tout ce que l’on entreprend à tout prix. Lorsqu’on se lance dans un nouveau projet, que l’on tente de nouvelles choses, il y a toujours une possibilité d’échec et, plutôt que d’en avoir peur, il faut l’accepter. Échouer fait partie de la vie. L’accepter permet de se recentrer sur ce qui compte vraiment, de positionner son énergie au bon endroit et de ne pas s’ajouter de pression supplémentaire. Je nuancerais même en disant qu’il n’y a pas véritablement d’échec : un entrepreneur peut ne pas réussir à mener son projet à terme, mais il sortira, dans tous les cas, grandi de cette aventure, avec un solide bagage qui lui servira tout au long de sa vie professionnelle. 
 

Lorsqu’on se lance dans un nouveau projet, que l’on tente de nouvelles choses, il y a toujours une possibilité d’échec et, plutôt que d’en avoir peur, il faut l’accepter.


Aujourd’hui, un nombre croissant d’individus se tourne vers l’entrepreneuriat. Est-ce un moyen de répondre à notre nouvelle quête de sens au travail ?

P. G. : Absolument. Notre quête de sens au travail est plus que jamais prégnante et nombreux sont les salariés qui quittent leur entreprise, voire leur métier, justement car ils n’y trouvent plus de sens. Ils se sentent à contre-courant des valeurs, des ambitions de leur employeur. Si, dans ce contexte, l’entrepreneuriat rencontre tant de succès, c’est parce qu’en créant sa propre entreprise, l’on crée ses propres valeurs, ses propres limites. L’entrepreneuriat permet de donner le sens que l’on souhaite à son travail.
 

Cette tendance fait-elle écho au monde d’« après » ?

P. G. : Oui, la pandémie a sans conteste rebattu les cartes de notre rapport au travail. D’un modèle très orienté sur la carrière, nous sommes passés à un modèle qui offre plus d’équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle. Le sens au travail, les valeurs et le bien-être sont devenus les clés de voûte de notre réalisation professionnelle et l’entrepreneuriat est l’une des bonnes réponses à ce nouveau paradigme. 

D’ailleurs, les entreprises l’ont bien compris et s’adaptent en conséquence pour tenter de réengager leurs collaborateurs et limiter la fuite de talents. Plusieurs grands groupes ont ainsi développé de nouveaux modes de travail au sein de leurs équipes, qui s’inspirent du fonctionnement des start-ups et permettent aux salariés de travailler en équipe réduite, de façon plus autonome, sur des projets qui font plus sens pour eux. En parallèle, les démarches RSE des organisations prennent une place plus importante, et engagent davantage les salariés.
 

Pôle emploi, premier soutien à la création et à la reprise d’entreprise


Les créations d’entreprises continuent de fleurir en France et, rien qu’en 2021, 995 900 entreprises ont vu le jour. Une dynamique que soutient pleinement Pôle emploi, au travers notamment de ReStart, une initiative destinée aux demandeurs d’emploi qui souhaitent se lancer dans la création ou la reprise d’entreprise. Une semaine durant, Pôle emploi, ses partenaires – notamment la Chambre de commerce et d’industrie, l’Adie  et Bpifrance Création – et plusieurs experts de la création d’entreprise se mobilisent pour accompagner, orienter, former et faciliter les démarches des futurs entrepreneurs, à l’aide d’événements organisés sur tout le territoire. L’objectif est de s’adresser à un large public et d’offrir aux demandeurs d’emploi un panorama complet et varié de l’entrepreneuriat. 

Cette année, plus de 1 100 événements se tiendront du 26 au 30 septembre, en présentiel, à distance ou en mode hybride, autour de nombreux enjeux clés : la reprise d’entreprise dans le secteur agricole, le financement de projet, l’entrepreneuriat féminin ou encore la création d’entreprise pour les professions libérales. 

De nombreux secteurs d’activité propices à l’entrepreneuriat

L’artisanat est sans conteste un secteur très favorable à l’entrepreneuriat, comme en témoignent les 250 000 entreprises artisanales créées rien qu’en 2021. Mais ce n’est pas le seul marché porteur : avec l’avènement d’un monde digital, le secteur du numérique et des nouvelles technologies se développe à vitesse grand V. De la cybersécurité aux objets connectés, en passant par la démocratisation de technologies comme la réalité virtuelle ou l’intelligence artificielle, de nombreuses opportunités s’offrent ainsi aux créateurs d’entreprise. Le numérique dans la santé est également en plein essor, et l’on observe un nombre croissant d’entrepreneurs dans des domaines stratégiques comme la MedTech et la e-santé. 

Par ailleurs, les multiples enjeux sociétaux et environnementaux inhérents au développement durable font de ce domaine un autre secteur favorable à la création d’entreprise. Qu’il s’agisse d’énergies renouvelables, de rénovation des bâtiments ou d’agriculture raisonnée entre autres, les entrepreneurs ont carte blanche pour imaginer et concevoir les solutions capables d’adresser les ambitions du monde de demain. 
 

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