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Route du Rhum. La « filière Emploi » propose ses solutions

Le 4 novembre dernier, la « filière Emploi » a tenu une conférence sur les constats et les solutions pour changer les choses.

Publié le  08/11/2022

Au cœur du village-départ de la Route du Rhum, le stand « Embarquons tous pour l'emploi » a été animé par les équipes de Pôle emploi, de l'APEC, de Cap emploi-Cheops, des missions locales et de l'AFPA. Ce consortium a tenu ce vendredi 4 novembre une table ronde, où les constats des uns et des autres ont surtout mis en valeur le besoin de travailler de manière transversale, au niveau national. Pour mieux aider tous les publics en recherche d'emploi. « Je suis un produit Agefiph. Elle m'a accompagné dans la création de mon entreprise en 2017, lors de ma première Route du Rhum, sourit le skipper handicapé Fabrice Payen, qui barrera, à partir de dimanche, son « Team Vent Debout »,  sponsorisé notamment par Cap emploi-Chéops et Pôle emploi Mon but est d'arriver en Guadeloupe... et aussi de donner de la visibilité pour montrer nos actions, nos dynamiques. Je suis l'un des projets le plus sollicités. » Son témoignage résonne avec le choix de la « filière Emploi » de s'être regroupée à Saint-Malo pour trouver, ensemble, les réponses que le marché attend. Pour aider à l'insertion des publics les plus éloignés du monde du travail. Les initiatives sont multiples et variées.

« Le changement de regard est fondamental »

« On fait de la broderie dans l'accompagnement, précise Jean-Pierre Benazet, président de Chéops. Si on travaille sur le changement du regard des entreprises sur le handicap, on le fait aussi sur celui des... handicapés sur certains métiers, sur ce qui faisait frein. Dans la restauration par exemple, nous allons sortir, courant 2023, un guide de méthodologie de l'insertion avec les Maîtres restaurateurs. Nous organisons un concours de type « Top Chef », avec les chefs Michel Bras et Michel Saran, avec des demi-finales régionales avec des équipes « ESAT » et « personnes en recherche d'emploi Pôle emploi-Cap emploi », avec une finale nationale au Ministère de la Santé. » Directrice générale adjointe de l'APEC, Laëtitia Niaudeau déroule les solutions sur l'emploi des cadres seniors (+ 55 ans) : « Nous travaillons avec eux à ce qu'ils effacent les questions d'autocensure (je ne vais plus y arriver...), à la mise en avant de la compétence, plus que du CV. Pour eux, le changement de regard est fondamental : aujourd'hui, encore, les entreprises nous disent ne pas avoir envie de les recruter, car il faut les former. Mais on leur répond : « Vous avez des chances de les garder dix ans », et ils sont moins volatiles que les jeunes. » « Nous avons lancé les Villages des solutions et nous allons les développer, se réjouit, de son côté, Pascale d'Artois de Bournoville, directrice de l'AFPA. A Lyon, où nous avons un centre AFPA spécialisé sur l'industrie, le village regroupe 50 partenaires pour co-innover ensemble. Le but est de fluidifier le parcours de la personne, avec notamment une cartographie locale des besoins des entreprises. Nous avons inauguré il y a peu, à Reims, une crèche d'insertion afin de permettre à des jeunes parents d'aller vers l'emploi. Evidemment, nos organismes ne peuvent être innovants qu'avec les financements Région, Etat et Pôle emploi. » 
 

« Quand on vous parle d'un métier sans le voir, ça reste très théorique... »

De son côté, Christine Le Nabour, députée Renaissance d'Ille-etVilaine, mais présente au titre de vice-présidente de l'Union Nationale des missions locales (UNML), a reconnu l'importance de travailler avec « les jeunes les plus éloignés de l'emploi, à lever les freins périphériques, comme la mobilité, le logement, les modes de garde. » Enfin, Jean Bassères, le directeur général de Pôle emploi, a rappelé le « besoin des entreprises, pour présenter les métiers, via des témoignages, de la présence physique, des immersions -une semaine minimum-. Quand on vous parle d'un métier sans le voir, ça reste très théorique... On essaie, ensuite, de pousser des formations préparatoires à l'emploi (courtes de quatre mois maximum), après avoir identifié les besoins précis avec les entreprises. On doit s'appuyer sur les « viviers » : sur 23 métiers en tension identifiés, que chaque agence puisse identifier des candidats pour prendre les jobs, avec des entrées/sorties permanentes de nos fichiers. Cela sera à étendre à d'autres métiers. Il y a plein d'outils, plein d'innovations. » Lesquels ne demandent qu'à croître. Avec ces synergies nouvelles, la « filière Emploi » a mis du vent dans ses voiles à Saint-Malo.
 

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