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L’agro-alimentaire : des métiers pour tous les goûts

Le secteur de l’industrie agro-alimentaire embauche en permanence. Il est aussi diversifié dans ses activités et types d’entreprises qui recrutent, que dans les profils recherchés. Autre spécificité : c’est un secteur ancré dans les territoires, et donc fournisseur d’emploi local. Rencontre avec Evelyne Maître, DRH chez Herta, qui possède deux usines et deux plateformes logistiques en région.

Publié le  12/06/2020

 

Est-ce que l’industrie agro-alimentaire est un secteur qui recrute aujourd’hui ? 

C’est un marché de l’emploi dynamique. Les usines sont proches des gens et des terroirs, traditionnellement implantées à proximité des zones agricoles ou d’élevage. Entre petites PME et grosses entreprises, l’industrie agro-alimentaire embauche de manière constante, il y a du travail ! 
Certains postes sont plus difficiles à pourvoir, notamment les techniciens de maintenance, plus qualifiés que d’autres. Nous avons des besoins réguliers sur ce type de postes.
 

Justement, quels sont les métiers les plus demandés ?

Les métiers de l’agro-alimentaire sont très divers : opérateurs ou conducteurs de ligne en production, analystes en laboratoire, caristes pour la logistique, ingénieurs dans différentes spécialités…. Les métiers évoluent sans cesse. Ce qu’on appelait le travail à la chaîne aujourd’hui a bien changé. Nous demandons maintenant aux équipes d’être de plus en plus autonomes et responsables. Notre objectif est simple : être les plus efficaces possibles et donc veiller à réduire les pertes dans tous les domaines. Un conducteur de ligne doit pouvoir, si la machine s’arrête, comprendre pourquoi, et intervenir pour lui permettre de redémarrer rapidement. Les métiers deviennent donc plus complets, plus diversifiés et certainement aussi, plus intéressants. Au-delà de leurs seules compétences, l’état d’esprit et le savoir-être de nos salariés sont clés pour l’entreprise.
 

Quels sont les perspectives de développement professionnel ? 

Comme la plupart des usines sont implantées dans les territoires, lorsque l’on entre dans le secteur agro-alimentaire, on peut y rester et y faire carrière. Ce sont des métiers nobles : travailler dans ce secteur, c’est contribuer à l’alimentation des femmes, des hommes, des enfants. La crise sanitaire l’a prouvé. C’est un motif de fierté et une immense responsabilité. Le secteur est extrêmement diversifié, entre les produits frais, d’épicerie, déshydratés, salés, sucrés, carnés, laitiers, les boissons, les conserves… mais quel que soit le produit, les règles d’hygiène et la sécurité alimentaire sont essentiels.

Ce qui est intéressant pour un salarié, c’est qu’une fois qu’il y a travaillé et qu’il maitrise ces normes, il pourra évoluer vers une autre entreprise du secteur car il connaîtra déjà les règles et il n’aura plus besoin d’y être formé. Enfin, l’agroalimentaire est un secteur dynamique, qui innove et se renouvelle et qui restera un secteur pourvoyeur d’emploi.
 

Et qu’en est-il de l’automatisation ?

L’automatisation est une réalité dans toutes les entreprises industrielles. Elle a d’ailleurs permis de contribuer à l’amélioration des conditions de travail et à réduire la pénibilité de certains postes. Les emplois de demain ne sont pas ceux d’aujourd’hui. Ils demandent souvent plus de qualifications, mais chez Herta, nous accompagnons ces changements à travers la formation et la mobilité professionnelle. En 2019, ce sont près de 22 000 heures de formation dont nos salariés ont pu bénéficier. Quand nous recrutons, nous raisonnons sur le long terme.  Nous ne recrutons pas une personne seulement pour le poste du moment mais nous nous interrogeons aussi sur la capacité du salarié à évoluer dans l’entreprise. C’est ce que font la plupart des entreprises du secteur.
 

Comment pouvoir prétendre à un métier sur ce secteur et quels seraient vos conseils pour un demandeur d’emploi qui serait intéressé ?

L’apprentissage est un excellent moyen de monter à bord, mais aussi l’intérim. L’alimentaire est lié à une activité saisonnière, surtout le frais, et nous avons besoin de faire appel à de la main d’œuvre temporaire. Une mission d’interim, c’est une belle occasion de montrer ce que l’on sait faire et lorsque nous cherchons quelqu’un pour un CDI, c’est d’abord vers nos intérimaires et nos apprentis que nous nous tournons. La plupart de nos recrutements se font ainsi. Côté qualification, nous demandons au minimum un Bac Pro, mais nous recrutons de plus en plus au niveau Bac + 2.
 

Comment organisez-vous vos recrutements ? Faites-vous appel à Pôle emploi ? 

Notre collaboration avec les agences locales de Pôle Emploi est de qualité. A Illkirch (67), par exemple, nous participons au Club des entreprises inclusives qui contribue à l’insertion par l’emploi des populations issues de quartiers prioritaires. Pôle emploi et la Maison de l’emploi sont acteurs de ce dispositif.  Ensemble, nous proposons des parcours qualifiants permettant l’insertion professionnelle.
 

L’emploi dans l’agro-alimentaire en chiffres

17 647 entreprises dont 98% de TPE et PME
429 079 emplois (2017)
4 491 nouveaux emplois en 2017
Sources : chiffres 2017 recueillis par l’ANIA 
 

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